Gendarmerie royale du Canada

Journée internationale des femmes

L'inspiration au féminin : récits de femmes à l'épreuve du leadership

Sur cette page

  1. Sergente Kelly Willis, Direction nationale des plaintes du public, Direction générale, et présidente du Réseau des femmes autochtones
  2. Macella Maxwell, coordonnatrice de l'environnement classifié et superviseure du soutien opérationnel (employé de la fonction publique)
  3. Trista Georges, Directrice intérimaire, Bureau de la collaboration, de l'élaboration conjointe et de la responsabilisation GRC-Autochtones
  4. Taunya Goguen, directrice générale par intérim, Projet des caméras d'intervention et de système de gestion de preuves numériques
  5. Jennifer McNeil, sergente d'état-major, Service de l'identité judiciaire, Colombie-Britannique

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, nous avons demandé à des femmes inspirantes à la GRC – de divers horizons, grades, niveaux et univers intersectionnels – de nous parler des défis et occasions qui ont jalonné leur carrière, et de partager leur réflexion sur la modernisation de la GRC, le leadership et les préjugés. Ces femmes contribuent à façonner une organisation plus moderne et inclusive pour nous toutes et tous!

Sergente Kelly Willis, Direction nationale des plaintes du public, Direction générale, et présidente du Réseau des femmes autochtones

Sergente Kelly Willis, Direction nationale des plaintes du public, Direction générale
Quel a été le plus grand défi ou la plus grande occasion de votre carrière?
J'ai eu la chance inouïe de participer à une mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali (Afrique) de janvier 2019 à janvier 2020. Si la mesure de dotation n'avait pas porté la mention « Les femmes sont fortement encouragées à postuler », je n'aurais peut-être pas postulé; j'aurais pensé que c'était réservé aux gars ou aux personnes bénéficiant d'un bon réseau professionnel. Finalement, j'ai été l'une des deux premières membres à être affectées sur le terrain pour préparer l'arrivée du contingent de policiers canadiens et nous l'avons fait grâce à l'amitié que nous avons tissée avec les représentants de la cinquantaine de pays présents sur le terrain. J'ai tellement évolué pendant cette année, tant sur le plan personnel que professionnel, que cela a transformé ma vie. Cette mission des Nations Unies a comblé ma passion pour les voyages, l'aventure, les nouvelles rencontres et l'entraide comme moyen de surmonter les obstacles.
Quelle initiative de modernisation de la GRC est la plus importante à vos yeux?
En tant que femme crie à l'emploi de la GRC, j'ai ressenti le besoin de former une sororité avec d'autres employées autochtones et bispirituelles, afin de discuter des problèmes de recrutement, de maintien en poste, d'avancement et de perfectionnement qui nous touchent et de tenter de les résoudre. En mars 2021, j'ai créé le Réseau des femmes autochtones (RFA) qui compte aujourd'hui plus d'une centaine de membres et autant d'alliées et qui a récemment jeté des passerelles avec d'autres réseaux d'employé-e-s autochtones de la fonction publique. Nous sommes un interlocuteur de premier plan sur le plan de l'analyse comparative entre les sexes plus et de la réconciliation lorsqu'il s'agit de modifier les politiques et les procédures ou d'influer sur les initiatives. Le bulletin mensuel du Réseau des femmes autochtones souligne les progrès réalisés; il est diffusé aux membres et alliées du Réseau des femmes autochtones. Je me réjouis de faire briller le Réseau des femmes autochtones et de rendre plus visibles nos formidables employées autochtones et bispirituelles qui contribuent à moderniser notre organisation.
Comment qualifieriez-vous votre style de leadership en un mot?
Inclusif. Je crois qu'il faut permettre aux gens d'être acteurs de leur perfectionnement en partageant l'information et en multipliant les expériences professionnelles.
Qu'est-ce que « briser les préjugés » signifie pour vous?
Pour moi, « briser les préjugés » signifie pouvoir être fiers de nos différences et s'en réjouir. C'est aussi avoir l'esprit ouvert et vouloir apporter des changements pour permettre aux autres de briller, de s'épanouir, de démontrer leurs compétences et de contribuer à rétablir les liens dans les communautés que nous servons et avec elles. Briser les préjugés signifie donner à tous les mêmes chances.

Macella Maxwell, coordonnatrice de l'environnement classifié et superviseure du soutien opérationnel (employé de la fonction publique)

Macella Maxwell, coordonnatrice de l'environnement classifié et superviseure du soutien opérationnel (employé de la fonction publique)
Quel a été le plus grand défi ou la plus grande occasion de votre carrière?
Mon plus grand défi est d'essayer de demeurer motivée dans un poste qui n'offre aucune possibilité d'avancement. Les possibilités d'avancement pour les employés de la fonction publique à la GRC sont rares. Dans une catégorie d'employés à prédominance féminine, cela peut être très décourageant.
Quelle initiative de modernisation de la GRC est la plus importante à vos yeux?
L'initiative qui me concerne le plus personnellement, c'est le plan d'action de la Vision 150 qui mise sur l'équité, la responsabilité et la confiance. En tant qu'Afro-Canadienne, j'ai à cœur de voir la GRC progresser pour devenir une organisation véritablement équitable et responsable. J'espère que la GRC mettra en œuvre ce plan intégralement, car nous sommes en retard par rapport à d'autres organismes publics et privés dans la lutte contre les inégalités. J'aimerais pouvoir parler fièrement de mon organisation et de sa transformation en un milieu de travail équitable et responsable plutôt que d'être gênée par son immobilisme.
Comment qualifieriez-vous votre style de leadership en un mot?
Mentorat.
Qu'est-ce que « briser les préjugés » signifie pour vous?
#Briser les préjugés signifie en finir avec cette façon de penser que les femmes sont incapables d'occuper des rôles ou des postes qui exigent franchise et force mentale. C'est être capable d'être « authentiquement » soi en tant que femme et ne pas être considérée comme un être faible.

Trista Georges, Directrice intérimaire, Bureau de la collaboration, de l'élaboration conjointe et de la responsabilisation GRC-Autochtones

Trista Georges, Directrice intérimaire, Bureau de la collaboration, de l'élaboration conjointe et de la responsabilisation GRC-Autochtones
Quel a été le plus grand défi ou la plus grande occasion de votre carrière?
Le plus grand défi auquel j'ai été confrontée en tant que fonctionnaire anglophone, ce sont les exigences en matière de langues officielles associées à certaines catégories d'emploi. Je considère que ça a eu d'importantes répercussions sur ma carrière dans la région de la capitale nationale. Je pense que les employés devraient être admissibles à tous les concours, sans égard aux exigences linguistiques. S'il y avait moins d'obstacles, on attirerait davantage de talents et les gestionnaires du recrutement auraient des candidats hautement qualifiés, au lieu d'être contraints par des exigences linguistiques. Tous les candidats devraient avoir les mêmes possibilités et être admissibles à tous les emplois du gouvernement du Canada et à de la formation linguistique. Une fois le processus de sélection terminé, les gestionnaires du recrutement pourraient proposer aux candidats embauchés des moyens de répondre aux exigences linguistiques. Je pense que faire la promotion de pratiques d'embauche justes et équitables alors que ces mêmes politiques sont porteuses de préjugés et d'obstacles pour certains groupes démographiques constitue en quelque sorte une contradiction. Nous pourrions faire mieux pour être justes et équitables envers tous les employés tout en respectant la Loi sur les langues officielles.
Quelle initiative de modernisation de la GRC est la plus importante à vos yeux?
En tant qu'employée appartenant à la Première nation métisse, la création du Bureau de Collaboration, Élaboration conjointe et Responsabilisation GRC-Autochtones est selon moi la meilleure réalisation de Vision150 et des initiatives de modernisation de la GRC. C'est un formidable instrument de changement qui constitue un espace sûr pour les employés racisés, rend le milieu de travail plus inclusif et fait mieux connaître les obligations de la GRC en matière de réconciliation et envers les communautés qu'elle sert. La pensée systémique et la gestion du changement exigent que nous devenions tous des mini-entrepreneurs. Autrement dit, nous devons être souples et plus proches de nos concitoyens et de nos communautés. Le changement devient plus organique et moins hiérarchique, ce qui favorise la pérennité. Je pense que le plus grand défi en matière de changement, c'est de regarder en nous-mêmes et de réfléchir à la manière dont nous pourrions devenir meilleurs ou contribuer à un avenir meilleur. C'est une période historique et stimulante pour la GRC, et je suis fière d'y apporter ma contribution.
Comment qualifieriez-vous votre style de leadership en un mot?
Transformationnel.
Qu'est-ce que « briser les préjugés » signifie pour vous?
Pour moi, #Briserlespréjugés c'est embrasser l'antiracisme et m'éduquer en réfléchissant à mes propres préjugés et à la façon dont je peux élargir mes horizons et m'ouvrir à d'autres réalités que la mienne. Il s'agit notamment de reconnaître que nous avons tous des préjugés et qu'il faut travailler à y remédier. C'est un exercice collectif, car la seule façon d'y parvenir est de s'engager ensemble dans un dialogue sain et constructif afin de trouver des solutions équilibrées pour notre monde.

Taunya Goguen, directrice générale par intérim, Projet des caméras d'intervention et de système de gestion de preuves numériques

Taunya Goguen, directrice générale par intérim, Projet des caméras d'intervention et du système de gestion de preuves numériques
Quel a été le plus grand défi ou la plus grande occasion de votre carrière?
Plusieurs occasions se sont présentées à moi au cours de ma carrière et certaines m'ont forcée à sortir de ma zone de confort. C'est ainsi que j'ai appris à me fier à l'expertise de mon équipe et à avoir confiance en mon jugement. Ces occasions ont été des plus formatrices.
Quelle initiative de modernisation de la GRC est la plus importante à vos yeux?
Les initiatives visant à accroître la confiance du public envers la GRC sont essentielles. Sans la confiance du public, on ne peut pas fonctionner. Bien qu'il ne s'agisse que de l'une des nombreuses initiatives visant à améliorer la transparence et la responsabilité envers le public, je pense que le projet des caméras d'intervention et du système de gestion de preuves numériques sera très utile aux communautés et aux membres de la GRC et améliorera nos relations. Dans le cadre d'une analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus), nous avons consulté divers groupes pour nous assurer d'être sur la bonne voie. C'est aussi une occasion de moderniser les pratiques de divulgation, ce qui pourrait avoir une incidence positive sur le système de justice pénale dans son ensemble.
Comment qualifieriez-vous votre style de leadership en un mot?
Collaboratif.
Qu'est-ce que « briser les préjugés » signifie pour vous?
Pour moi, « briser les préjugés » passe par l'écoute et l'autoréflexion. Nous avons tous des vécus différents et nous devons apprendre des expériences des autres pour pouvoir prendre des décisions éclairées.

Jennifer McNeil, sergente d'état-major, Service de l'identité judiciaire, Colombie-Britannique

Jennifer McNeil, sergente d'état-major, Service de l'identité judiciaire, Colombie-Britannique
Quel a été le plus grand défi ou la plus grande occasion de votre carrière?
Mon plus grand défi a été de surmonter mes propres doutes. Je suis entrée à la GRC à un très jeune âge. Au début et après ma première promotion, je me suis parfois sentie mal à l'aise et pas à la hauteur de la tâche. Ça s'est atténué au fur et à mesure que je gagnais en maturité et que je me sentais plus à l'aise dans mon poste. Ça vient avec l'âge et l'apprivoisement du travail.
La plus grande occasion m'a été offerte dans mon dernier poste aux services généraux. Mes superviseurs m'ont posé des questions sur moi, sur mes champs d'intérêt et sur mes aspirations. Ils m'ont dit ce qu'ils attendaient de moi et qu'ils allaient m'aider. J'ai saisi l'occasion et, au fur et à mesure, ils m'ont confié plus de responsabilités. J'ai été touchée par leur confiance et me suis sentie valorisée dans leur équipe. J'ai gagné en confiance et c'est ainsi que je suis entrée dans un groupe spécialisé en sachant que je réussirais.
Quelle initiative de modernisation de la GRC est la plus importante à vos yeux?
Soutenir une police moderne, parce que cela touche mon quotidien professionnel, principalement la modernisation de l'uniforme et le fait que les membres qui le portent ont davantage voix au chapitre là-dessus. Rien qu'en matière de confort de l'uniforme et des bottes, nous avons fait des pas de géant ces dernières années.
La réconciliation avec les peuples autochtones me tient particulièrement à cœur. En tant que survivante de deuxième génération des pensionnats, le fait d'être policière et Autochtone n'a pas toujours été évident au regard d'une partie de l'histoire de la GRC avec les peuples autochtones. Tous les gestes en faveur de la réconciliation ne peuvent qu'être bénéfiques selon moi.
Comment qualifieriez-vous votre style de leadership en un mot?
Collaboratif.
Qu'est-ce que « briser les préjugés » signifie pour vous?
Œuvrer à une société plus inclusive, plus tolérante et plus ouverte, où les qualités des gens compteraient davantage que les caractéristiques externes sur lesquelles nous n'avons pas de contrôle.
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