Gendarmerie royale du Canada

Opérations de maintien de la paix

Sur cette page

  1. Une année de commémorations et de célébrations!
  2. Formation préparatoire à la participation aux opérations de paix

Une année de commémorations et de célébrations!

L'année 2023 marque plusieurs jalons importants pour la GRC. En plus de célébrer notre 150e anniversaire et de souligner le centenaire d'INTERPOL, nous rendons hommage aux policiers et aux spécialistes civils qui ont déjà été déployés à l'étranger ou qui le sont actuellement, en reconnaissant leurs contributions dans le cadre de deux événements, à savoir :

  1. le 75e anniversaire de la première mission de maintien de la paix des Nations Unies;
  2. le 35e anniversaire du prix Nobel de la paix décerné aux Casques bleus des Nations Unies.

Hier et aujourd'hui

Le contingent de 100 membres envoyé en Namibie en 1989

Notre 150e anniversaire est l'occasion de réfléchir à la riche histoire de notre organisation, y compris en matière de maintien de la paix. Depuis 1989, plus de 4 000 policiers canadiens ont pris part à plus de 60 missions de paix à l'étranger.

C'est en Namibie que la GRC a déployé son premier contingent de policiers dans le cadre d'une mission de maintien de la paix. Ce contingent de 100 membres, rattaché au Groupe d'assistance des Nations Unies pour la période de transition, avait pour tâche de surveiller la Police du Sud-Ouest africain et d'assurer une présence dans les bureaux de vote pendant les premières élections démocratiques organisées en Namibie.

Aujourd'hui, nous déployons un moins grand nombre de membres, mais leurs contributions demeurent tout aussi importantes. En envoyant à l'étranger des équipes policières spécialisées ou chargées de rôles précis, par exemple de fournir des conseils sur l'égalité entre les sexes ou de surveiller le respect des droits de la personne, nous pouvons apporter des changements ciblés dans des États fragiles ou touchés par un conflit.

Le Canada affecte des policiers et des spécialistes civils à des missions de paix et de stabilisation en vertu de l'Arrangement sur la police au Canada, un partenariat entre la GRC, Sécurité publique Canada et Affaires mondiales Canada.

La GRC collabore également avec 32 corps policiers provinciaux, régionaux, municipaux et autochtones afin de déployer du personnel aux termes de l'Arrangement sur la police au Canada.

L'Arrangement sur la police au Canada vise à permettre au Canada de tenir son engagement à bâtir un monde plus sûr grâce à la participation de la police canadienne aux opérations internationales d'instauration et de maintien de la paix, lesquelles sont capitales pour la viabilité de toute réforme de l'appareil de sécurité intérieure et des initiatives de prévention des conflits.

Pour la petite histoire

Un membre de la GRC fait un salut pendant le défilé de la Journée nationale des Gardiens de la paix à Ottawa (Ontario)

Le saviez-vous? Chaque année, le 9 août, le Canada célèbre la Journée nationale des Gardiens de la paix pour honorer le service et les sacrifices de tous les Canadiens, y compris les policiers, qui exercent ou ont exercé cette fonction.

Officiellement établie en 2008, cette date a été choisie pour commémorer les événements du 9 août 1974, jour où neuf gardiens de la paix canadiens relevant de la Force d'urgence des Nations Unies en Égypte et en Israël ont péri lorsque leur avion a été abattu par un missile en territoire syrien.

Aucun policier n'est décédé lors de cet incident, mais cela s'est malheureusement produit dans le cadre d'autres missions de paix. Le séisme qui a ravagé Haïti en 2010 a coûté la vie à deux membres de la GRC, soit le surintendant principal Douglas Coates et le sergent Mark Gallagher. Dans l'espoir d'améliorer le sort des autres, Doug et Mark ont consenti l'ultime sacrifice au service de la paix.

Des événements commémoratifs sont organisés un peu partout au Canada, notamment la cérémonie nationale qui a lieu devant le Monument au maintien de la paix, à Ottawa, le dimanche le plus près du 9 août. Cette année, elle se tiendra le 13 août et sera ouverte à tous ceux qui souhaitent y participer pour témoigner leur respect.

Dévouement à la cause

Une policière canadienne visite une école dans la région de Tombouctou, au Mali, pour livrer des fournitures scolaires offertes par le personnel et les élèves de l'école primaire Peacock de Happy Valley-Goose Bay (Terre-Neuve) et de la Unity Christian School de Chilliwack (Colombie-Britannique)

Les policiers canadiens interviennent au nom de la paix dans certaines des régions les plus périlleuses du monde. Ils font l'immense sacrifice de quitter leurs proches durant un an pour servir outre-mer, où de dures épreuves les attendent.

Il n'est pas étonnant que le prix Nobel de la paix ait été décerné aux Casques bleus en 1988. Par leurs efforts, ces derniers contribuent de façon importante à calmer les tensions dans des secteurs où un cessez-le-feu a été négocié en attendant la signature d'un traité de paix.

La Journée nationale des Gardiens de la paix est l'occasion pour les Canadiens d'exprimer toute la fierté que leur inspirent non seulement les membres des Forces armées canadiennes, mais aussi les agents de la GRC et des corps policiers partenaires ainsi que les membres du corps diplomatique et les civils qui ont participé et participent aujourd'hui encore à des opérations de paix et de stabilisation à l'étranger et au pays.

Formation préparatoire à la participation aux opérations de paix

Une policière zambienne passe un examen pendant la formation préparatoire aux missions des Nations Unies. Cette formation vise à accroître la participation de policières qualifiées aux opérations des Nations Unies

Je suis fier que notre travail appuie directement la participation des femmes en uniforme aux opérations de paix dans le monde.

Sergent Tai Chang, GRC

Le sergent Tai Chang a dirigé une équipe de cinq policiers canadiens affectée en Zambie pour y former des consœurs afin qu'elles puissent participer à des missions des Nations Unies.

« La formation a permis à des policières zambiennes de se préparer à la prochaine évaluation de l'aptitude à participer à une mission, explique-t-il. C'est une étape obligatoire pour tout policier qui souhaite participer à une mission de maintien de la paix des Nations Unies. »

Augmenter la participation des femmes à l'ensemble des activités de police des Nations Unies est essentiel pour l'efficacité opérationnelle. Toutefois, dans certains pays, les femmes ne conduisent pas de véhicule et ne portent pas d'arme à feu, ce qui constitue un obstacle de taille à leur participation.

La gendarme Élise Petitjean, du Service de police de la Ville de Montréal, enseigne la formation de deux semaines destinée à préparer les policières zambiennes à l'évaluation de l'aptitude à participer à une mission des Nations unies

Cette formation préparatoire accroît l'efficacité des opérations de paix des Nations Unies en :

  • affectant davantage de policières qualifiées aux missions;
  • comprenant mieux les facteurs clés qui favorisent l'affectation de policières aux missions de paix;
  • favorisant le recours aux policières dans le cadre d'opérations de paix des Nations Unies.

« Les résultats ont été quasi immédiats. Nous avons amorcé le volet linguistique de l'aptitude à participer à une mission au premier jour de la formation pour évaluer la classe, explique le serg. Chang. Si l'aptitude à participer à une mission avait eu lieu sans notre aide, le taux de réussite aurait été d'environ 48 % pour ce volet. Or, à l'issue de la première semaine de formation, nous avons enregistré un taux de réussite de 90 %! »

Chaque instructeur forme dix policières. Le cours dure deux semaines. En moyenne, 50 participantes participent aux séances de formation. Les séances se déroulent dans les pays hôtes, et le Canada y envoie cinq instructeurs par séance.

La sergente Caroline Duval de la GRC donne des conseils à une policière zambienne sur le volet conduite. La police canadienne fournit une expertise en matière de formation et d'encadrement des policiers dans le monde entier, y compris à d'autres pays qui fournissent du personnel de police aux missions des Nations Unies

« J'ai vraiment le sentiment de pouvoir apporter quelque chose de concret et de bénéfique à chaque femme que nous formons, opine la serg. Audrey-Anne Bilodeau de la Sûreté du Québec. Ainsi, après une seule matinée de conseils et de suggestions, chaque participante zambienne a réussi son examen de conduite dans le temps imparti et sans renverser de cônes! »

L'équipement et le matériel achetés par le Canada dans le cadre de l'Initiative Elsie, alliée à la formation fournie par les policiers canadiens, a permis aux participantes d'acquérir de nouvelles compétences qui les aideront sans conteste pendant l'aptitude à participer à une mission et lorsqu'elles seront affectées à une mission de maintien de la paix.

L'expertise canadienne est très appréciée, et ces déploiements sont l'occasion d'améliorer la capacité d'autres pays qui fournissent du personnel de police aux missions des Nations Unies.

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