Récits du Carrousel : Réflexions d’un nouveau cavalier de la GRC
Par Robin Percival
Gendarme Jedediah Simkins et Nordic
Image par Thein Nguyen
13 octobre 2026
Contenu
Le soleil s’est couché sur une autre tournée estivale du Carrousel. Si vous ne l’avez jamais vu, c’est vraiment quelque chose à ne pas manquer : une troupe de cavaliers (tous des policiers) exécutant des chorégraphies et des exercices complexes à cheval, au rythme de la musique. Cette année, la tournée comprenait plusieurs spectacles en Ontario et en Colombie-Britannique de la mi-juin à la fin août.
C’était la première fois que le gendarme Jedediah Simkins participait à la tournée de cette figure emblématique du Canada, et il nous parle de son expérience.
- C’était une longue tournée – vous devez être un peu soulagé que ce soit terminé?
- « Quand ça s’est terminé, j’ai ressenti un petit pincement au cœur. Je suppose que je suis heureux d’être à la maison, mais je me suis beaucoup amusé et j’ai déjà hâte à l’année prochaine. »
- Lorsque vous vous êtes joint au Carrousel, aviez-vous de l’expérience en équitation?
- « Non, mais c’est vrai pour 90 % d’entre nous au Carrousel. Certains n’avaient même jamais approché un si gros animal. »
- Parlez-moi de votre cheval.
- « Mon cheval s’appelle Nordic. C’est une jument de dix ans. Elle est connue pour être une petite dame qui ne donne pas sa place et l’un de nos plus petits chevaux – mais je l’adore! Elle travaille dur. Elle aime beaucoup être sur la route. Je l’ai vue aujourd’hui et je lui ai donné ce qu’elle préfère : des raisins. »
- Décrivez comment vous vous préparez pour un spectacle.
- « Nous arrivons quelques heures avant le spectacle. Nous nous assurons d’abord que les stalles sont propres, puis nous pansons les chevaux. Ensuite, nous réchauffons les chevaux, faisons une promenade avant de commencer le spectacle, puis enfilons notre tunique rouge [l’uniforme rouge emblématique de la GRC]. Après le spectacle, nous rencontrons le public. »
- Étiez-vous nerveux la première fois?
- « Nous avions répété tellement de fois à Ottawa avant le début des spectacles. Une fois que la musique commence, vous vous y mettez et vous faites ce que vous avez répété pendant des mois. »
- Avez-vous fait des erreurs durant un spectacle?
- « Heureusement, mon cheval Nordic fait cela depuis quatre ans, alors quand je ratais un mouvement, la plupart du temps, elle ne le ratait pas. »
- Quelle a été votre étape préférée de la tournée?
- « Williams Lake avait une foule incroyable – les gens étaient vraiment intéressés par ce que nous faisions. C’était un plaisir d’aller dans des villes comme ça. Ils étaient tellement heureux de nous voir. »
Crédit: Production numérique de la GRC
- Décrivez les rencontres d’après-spectacle.
- « On nous pose toutes sortes de questions – la première est "quel est le nom de votre cheval?" Les enfants posent également des questions uniques, comme "pourquoi êtes-vous tous en sueur?" » (rires)
- Qu’est-ce qui vous a manqué pendant la tournée?
- « Être loin de ma femme. Mon chien. Juste être à la maison dans notre routine. »
- Participer au Carrousel était-il ce que vous pensiez?
- « Je n’avais aucune idée que monter à cheval et faire partie du Carrousel allait être aussi difficile. Mais c’est aussi l’affectation la plus amusante que j’ai jamais eue dans la police. »
- Encourageriez-vous d’autres policiers à se joindre au Carrousel?
- « S’ils sont intéressés, même un peu, je leur recommanderais de s’inscrire au cours d’équitation de base – il dure cinq semaines. Ils sauront à la fin si c’est pour eux ou non. Je ne pensais pas que cela m’intéresserait et j’adore ça. »
- Vous aviez 40 ans lorsque vous êtes devenu policier. Qu’est-ce qui vous a conduit ici?
- « J’étais dans l’industrie forestière avant. À un moment donné, j’ai été licencié et j’ai décidé de me tourner vers autre chose. Je me suis rendu au centre d’emploi et j’ai rempli des formulaires pour déterminer ce pour quoi je pourrais avoir des aptitudes. La première option était le métier de serrurier, ce qui ne m’intéressait pas du tout. Attendez d’entendre la deuxième, astronaute! Et puis, la troisième était l’application de la loi. »
- Pensez-vous toujours que la GRC était un bon choix de carrière?
- « Si tous les services de police du Canada m’avaient offert un emploi, j’aurais quand même choisi la GRC. Je pense que c’est la variété (des postes) que vous pouvez obtenir, et toutes les traditions historiques de l’organisation.
- Je sais qu’il n’y a pas de force policière parfaite, mais j’ai l’impression que la GRC fait du très bon travail. C’est une grande organisation... Mais elle se soucie toujours de ses membres. Elle veut toujours faire du travail policier un choix de carrière attrayant. »
Cette carrière pourrait-elle être pour vous? Carrières à la GRC
- Le saviez-vous?
- La Carrousel de la GRC recueille des dons à toutes ses activités. Tous les fonds récoltés lors des spectacles sont versés à des organisations à but non lucratif.
- Voici les causes que les dons de la tournée de cette année ont permis d'appuyer :
- Mises à niveau d'équipment/de bâtiments
- Bourses d'études
- Achat de matériel hospitalier
- Promotion de l'agriculture
- Banques alimentaires