Communiqué de presse
La Section provinciale des enquêtes générales (SEG) de la GRC de la Saskatchewan enquête sur certains des crimes les plus graves et complexes
22 juillet 2025
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Saskatchewan (Saskatchewan)
De : GRC en Saskatchewan
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Faisant partie de la Section des crimes majeurs de la GRC de la Saskatchewan, la SEG provinciale se charge de certaines des enquêtes les plus graves et complexes dans les secteurs relevant de la GRC, soit 99,9 % du territoire géographique de la province.
Ces enquêtes peuvent comprendre des voies de fait graves et des tentatives d’homicide, des fusillades impliquant des policiers (en collaboration avec l’Équipe d’intervention en cas d’incident grave de la Saskatchewan), des enlèvements (y compris les enquêtes liées aux alertes Amber), des mauvais traitements et de l’exploitation d’enfants, des fraudes importantes, des infractions graves liées aux armes et parfois des homicides (au nom des groupes des crimes majeurs de la GRC de la Saskatchewan ou en collaboration avec ces derniers), entre autres.
Les agents qui travaillent au sein de la SEG sont spécialisés dans des domaines tels que la rédaction de mandats de perquisition et d’autorisations judiciaires, les interrogatoires, les principes de gestion des cas majeurs (méthodologie policière pour la gestion des incidents majeurs), la gestion des scènes de crime et la préparation et la présentation de témoignages, pour n’en citer que quelques-uns.
Soutenir les détachements de la GRC dans toute la province
La SEG provinciale de la GRC de la Saskatchewan a des bureaux à North Battleford, Prince Albert, Regina et Saskatoon. Ceux‑ci sont stratégiquement situés pour pouvoir se déployer dans les détachements de la GRC aux quatre coins de la province afin d’aider les agents de première ligne dans le cadre d’enquêtes qui s’annoncent complexes, longues et vastes. En 2024, les équipes de la SEG de l’ensemble de la province ont travaillé sur plus de 1 600 dossiers.
La gestion de ce type de dossiers par la SEG permet aux agents des services généraux de continuer à se concentrer sur les enquêtes courantes, les services de police communautaires et la mobilisation des résidents et des dirigeants locaux.
Bien que la SEG puisse prendre la direction de certaines enquêtes, elle s’appuie régulièrement sur les agents de première ligne pour tirer parti de leurs connaissances et expertise locales, car ce sont eux qui vivent et travaillent directement dans les communautés desservies par la GRC.
Comme la SEG est une organisation provinciale, elle peut analyser les données et établir des liens entre les crimes commis dans toute la province et au‑delà de ses frontières.
Voici un exemple récent :
Trois personnes accusées d’un vol de banque et d’une série de vols de guichets automatiques
La Section des enquêtes générales provinciales (SEG) de la GRC de North Battleford a porté 64 accusations contre trois personnes en lien avec un vol de banque à Landis le 22 novembre 2024, ainsi qu’avec une série de vols et de tentatives de vol de guichets automatiques qui ont eu lieu dans le sud et le centre de la Saskatchewan entre le 22 novembre 2024 et le 1er janvier 2025. Pour lire l’article complet, cliquez ici.
Adopter une approche des enquêtes policières tenant compte des traumatismes, axée sur la victime et adaptée à la culture
Lorsqu’elle travaille auprès de victimes d’actes criminels, la SEG de la GRC de la Saskatchewan déploie des efforts concertés pour adopter une approche d’enquête qui tient compte des traumatismes, qui est axée sur la victime et qui est adaptée à la culture.
Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que les agents sont formés pour comprendre les répercussions physiologiques et psychologiques d’un traumatisme, reconnaître les signes de traumatisme et les réactions à un tel traumatisme, éviter de causer un nouveau traumatisme et connaître les mesures de soutien disponibles pour les personnes vivant un traumatisme, et qu’ils ont de l’expérience à cet égard. Cela ne s’applique pas uniquement lorsque les agents s’occupent des victimes, mais aussi lorsqu’ils traitent avec les familles, les communautés, les premiers intervenants ou d’autres personnes ayant des démêlés avec le système de justice pénale, comme les délinquants. Les enquêteurs font preuve de sensibilité, de compréhension et d’empathie dans leurs interactions.
Cette approche contribue à accroître la sécurité et le bien‑être de toutes les personnes concernées, de promouvoir de meilleures relations entre les personnes et la police et, en fin de compte, d’améliorer le résultat des enquêtes.
Un certain nombre de politiques d'enquête de la GRC comprennent des dispositions spécifiques aux processus axés sur les victimes et tenant compte des traumatismes, notamment les politiques relatives aux agressions sexuelles, à la maltraitance d’enfants et à la violence familiale.
Les enquêtes nationales et internationales et l’importance des partenariats transfrontaliers
Le travail de la SEG provinciale consiste souvent à enquêter en tandem avec des services de police partenaires et d’autres autorités, y compris au niveau international (comme Interpol ou le Federal Bureau of Investigation aux États‑Unis).
Ci‑après se trouvent deux exemples d’enquêtes transfrontalières auxquelles a participé la SEG de la GRC de la Saskatchewan et qui ont donné lieu à des accusations.
Un homme est accusé d’agression sexuelle et de contacts sexuels
Après avoir reçu un renvoi du Centre national pour les enfants disparus et exploités, le Groupe de lutte contre l’exploitation des enfants dans Internet (GLEEI) et la Section des enquêtes générales (SEG) de North Battleford ont immédiatement ouvert une enquête. Grâce à leurs efforts, un homme de 25 ans a été arrêté et doit répondre de sept chefs d’accusation en vertu du Code criminel. Pour en savoir plus, lisez le communiqué ici. Cette enquête s’inscrivait dans le cadre d’une opération pancanadienne de lutte contre l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne à laquelle ont participé le Centre national contre l’exploitation d’enfants de la GRC, la Police provinciale de l’Ontario et la Sûreté du Québec et au cours de laquelle, en date du 5 mars 2025, 106 personnes ont été arrêtées et 37 enfants protégés.
Enquête sur des infractions sexuelles contre un enfant : un homme de la Saskatchewan s’étant enfui au Mexique au cours de l’enquête est extradé vers le Canada pour faire face à des accusations
Un homme de 30 ans de la Saskatchewan a récemment été condamné à plus de 1 400 jours de détention assortie de conditions après avoir plaidé coupable à une accusation de contacts sexuels (article 151 du Code criminel du Canada).
L’enquête, qui a débuté dans le centre de la Saskatchewan, s’est poursuivie jusqu’au Mexique, où l’accusé s’était enfui après avoir été accusé. Les incidents déclencheurs remontent à 2022, lorsque l’homme a été accusé d’agression sexuelle et d’autres infractions sexuelles contre une personne de moins de 16 ans et, par conséquent, a été arrêté par la GRC avant d’être libéré sous conditions.
L’accusé a par la suite été inculpé d’autres infractions sexuelles à la suite d’une enquête plus approfondie menée après avoir qu’il eut enfreint l’une de ses conditions. Il a été arrêté encore une fois, puis mis en détention préventive par les tribunaux avant d’être libéré de nouveau. La GRC a été informée qu’il avait violé une autre de ses conditions. C’est à ce stade de l’enquête que la police a appris qu’il avait peut-être quitté illégalement le pays et qu’il se trouvait en présence d’une personne qu’il avait agressée.
La GRC de la Saskatchewan a collaboré avec INTERPOL, le ministère public et les agents de liaison de la GRC au Mexique pendant 19 mois pour retrouver l’accusé et l’extrader vers le Canada afin qu’il puisse répondre des accusations graves portées contre lui. Les enquêteurs de la SEG se sont rendus au Mexique pour chercher l’accusé. À son retour au Canada, ce dernier a été détenu jusqu’au 28 janvier 2025, date à laquelle il a plaidé coupable devant le tribunal.
Voici ce qu’avait à dire l’inspectrice Ashley St. Germaine, agente d'enquête principale au sein de la division des crimes majeurs de la GRC de la Saskatchewan, à propos de l’enquête internationale : « Nos enquêteurs ont travaillé avec diligence avec nos partenaires d’INTERPOL et du Mexique pour retrouver l’accusé et le ramener au Canada, où il pourrait répondre des graves accusations portées contre lui. L’enquête a certes été longue, mais nos agents n’ont jamais cessé de travailler sur cette affaire et ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour mettre un terme aux agissements de ce délinquant. Cela signifie entre autres de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que les éléments de preuve sont solides et admissibles en cour. Je suis très fière du travail accompli par nos enquêteurs dans cette affaire. »