La GRC représente le Canada aux séries éliminatoires des Blue Jays à Toronto
Par Alexandra Cotroneo
La garde du drapeau consacré de la GRC à la partie des Blue Jays
Image par Nick Turchiaro via Imagn Images
26 mars 2026
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« Aussitôt que j'ai mis les pieds sur le terrain, j'étais remplie de fierté. J'avais envie de pleurer. » La caporale Erin Power a été bouleversée lorsqu'elle a marché sur le terrain de baseball à Toronto. Plus de 55 000 partisans en délire remplissaient le stade, acclamant avec enthousiasme leur équipe, les Blue Jays de Toronto, qui participait aux séries éliminatoires.
Partout au Canada, des millions d'autres personnes ont assisté au parcours excitant des Jays jusqu'à la finale de la Série mondiale. Lors des parties à domicile des Blue Jays, les projecteurs à l'intérieur du Rogers Centre de Toronto n'étaient pas seulement braqués sur les joueurs qui se préparaient pour le premier lancer. Au début de plusieurs parties cruciales des séries éliminatoires, un symbole différent de la fierté canadienne a fait son entrée sur le terrain : la GRC.
Vêtus de notre tunique rouge emblématique, sept membres de la GRC défilaient au centre du terrain en portant des drapeaux lors des cérémonies d'ouverture, représentant fièrement notre organisation et notre pays. C'est ce que nous appelons la garde du drapeau consacré de la GRC. Elle fait partie intégrante des fonctions cérémonielles de la GRC, où les agents défilent en procession en portant les drapeaux nationaux de divers pays. Nos agents considèrent généralement comme un honneur d'avoir été choisis pour en faire partie. Mais il s'agissait de quelque chose d'exceptionnel dans ce cas.
Cette année, il y avait une charge électrique dans l'air. Cette année, c'était différent. Cette année, cette équipe avait ce qu'il fallait pour tout gagner, et tout le Canada était derrière elle. Par conséquent, les agents ont compris l'ampleur du moment. Il ne s'agissait pas seulement de baseball.
Plus qu'un jeu
Pour Power, qui sert la GRC depuis 2016, l'invitation a été une surprise totale.
« J'étais stupéfaite. Je ne pensais pas que j'aurais cette chance. J'adore les sports en direct et j'assiste fréquemment aux parties des Blue Jays, c'était différent », dit-elle. « Quand nous sommes sortis, la foule a éclaté. J'avais des frissons tout le temps et je n'arrivais pas à effacer le sourire de mon visage. »
Chaque détail menant à ce moment devait être exact : l'uniforme rouge repassé et prêt pour l'inspection, les médailles polies, les bottes cirées et les mouvements d'exercice répétés à plusieurs reprises. Pour les agents de la GRC, la tunique rouge est plus qu'un uniforme de cérémonie, il s'agit d'un symbole mondialement reconnu de l'histoire et des valeurs du Canada.
« Chaque fois que je porte la tunique rouge, je me sens fière, mais représenter le Canada devant autant de gens était un autre niveau », a déclaré Power.
55 000 Canadiens
Pour le sergent-major d'état-major Yves Labbé, qui compte 21 ans de service à la GRC, le parcours éliminatoire signifiait assumer une responsabilité supplémentaire : partager la coordination et le commandement de la garde du drapeau consacré avec le sergent-major Damien Smith, y compris la partie de la Série mondiale contre les Dodgers de Los Angeles.
« Lorsqu'on vous demande d'être commandant, vous ressentez l'honneur et la pression », dit Labbé. « Vous représentez la GRC et le Canada dans le monde entier. »
La préparation s'est toutefois prolongée bien au-delà du jour de la partie. En tant que commandant, Labbé devait s'assurer que les uniformes étaient méticuleux. Les drapeaux ont été soigneusement ordonnés et manipulés, la chorégraphie des exercices a été pratiquée jusqu'à ce que les mouvements soient instinctifs, et la coordination avec les équipes de production du stade a permis de s'assurer que la cérémonie s'alignait précisément sur le calendrier de diffusion.
Pourtant, rien ne les a vraiment préparés à l'hymne national.
« À la fin de l'hymne national du Canada, nous étions à quelques centimètres l'un de l'autre et nous n'entendions pas un mot par-dessus le bruit de 55 000 personnes. Il y avait de l'électricité dans l'air », raconte Labbé. « J'ai dû crier « pas cadencé - marche » plus fort que je ne l'ai jamais fait de ma vie... et ça a fonctionné. »
Pour lui, ce moment représentait l'unité dans ce qu'elle avait de plus visible.
« C'est une question de fierté et d'honneur », dit-il. « C'est ce qui compte. »
Un point culminant de carrière
C'était la troisième fois que le sergent Augustine Chung représentait la GRC lors d'un événement sportif national majeur, mais la partie no 6 de la Série de championnat de la Ligue américaine s'est démarqué comme une expérience déterminante dans sa carrière au cours de ses 29 années de service, même après avoir représenté la GRC à l'Omnium canadien et à la Coupe Grey.
« J'étais ravi d'avoir été choisi. C'était une occasion unique dans une vie », dit Chung.
Malgré des décennies passées en uniforme, mettre les pieds sur le terrain devant plus de 55 000 partisans le rendait toujours nerveux.
« Lorsque vous vous tenez devant autant de gens, il est difficile de ne pas vous sentir nerveux », dit Chung. « Mais chaque fois que j'ai l'occasion de représenter la GRC et notre pays, c'est un honneur et un plaisir. »
Il dit que le centre-ville de Toronto bourdonnait d'anticipation le soir de la partie.
« C'était tellement bruyant, tellement électrique », se souvient-il. « On pouvait sentir à quel point cette partie était importante pour les gens. »
Le moment a également reflété un lien plus profond entre les Jays et la police montée.
« La GRC est un partenaire de longue date et apprécié des Blue Jays de Toronto, et sa présence a rehaussé certains des moments les plus mémorables de notre histoire, des célébrations de la Série mondiale à la journée d'ouverture », déclare Stefanie Wright, directrice du divertissement des jeux de l'équipe. « Le fait que des membres de la GRC se joignent à nous lors de notre parcours dans les séries éliminatoires de 2025 a ajouté un puissant sentiment de fierté nationale au stade. Nous leur sommes reconnaissants de leur partenariat continu et les remercions pour les services qu'ils offrent aux collectivités partout au Canada. »
De la télévision au champ centre
Le caporal Andrew McCarthy portait un drapeau pendant la Série de championnat de la Ligue américaine et avait l'habitude d'effectuer les exercices de marche sur le pavé pendant les cérémonies. Lors de la partie des Jays, il s'est soudainement retrouvé à s'adapter au gazon.
« Je me suis rendu compte que je n'avais jamais marché sur autre chose que du béton ou du bois », dit McCarthy. « Le gazon ne vous donne aucun retour, surtout lorsque vous entendez les rugissements de la foule. Soudain, je menais la troupe devant près de 55 000 personnes et des millions de téléspectateurs à la maison. »
Alors qu'il sortait du tunnel pour entrer sur le terrain, il sentit le rugissement résonner dans sa poitrine.
« C'était l'un de ces moments où je dois me pincer », se souvient-il.
Pour de nombreux officiers de la garde du drapeau consacré, l'expérience a ravivé des souvenirs d'enfance où ils regardaient les Blue Jays à la télévision avec leur famille. Ils n'auraient jamais imaginé qu'ils se tiendraient un jour sur ce même terrain en tenue de cérémonie.
« Je me souviens que lorsque j'étais petite, j'étais dans le sous-sol de mes grands-parents avec une petite télévision, en train de regarder les Blue Jays », raconte Power. « C'était vraiment spécial de participer à cette journée. »