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Gendarmerie royale du Canada

Le Service de l’air de la GRC offre une carrière unique dans le domaine policier

Par Sydney Treanor

Le Service de l’air de la GRC mène des opérations aériennes au-dessus de Vancouver (Colombie-Britannique) à l’appui des services de police de première ligne et d’initiatives de sécurité publique.
Image par Angus Morrison

19 octobre 2026

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Qu'il s'agisse d'appuyer les opérations de première ligne dans les grandes villes ou de rallier les communautés éloignées du Nord, le Service de l'air de la GRC joue un rôle essentiel dans l'application de la loi au Canada. Derrière chaque mission se trouve un équipage de pilotes expérimentés avant même de rejoindre l'organisation où ils ont suivi une formation spécialisée préparatoire à une carrière à nulle autre pareille.

Formation préparatoire

Tout commence à la Division Dépôt (l'École de la GRC) à Regina (Saskatchewan), avec le Programme de gendarmes spéciaux du Service de l'air (PGSSA).

« Nous avons créé le programme », souligne Christine Hudy, d'Évaluation et Soutien au programme de formation. Ce programme coïncide avec l'arrivée à la GRC des pilotes gendarmes spéciaux, qui sont nommés pour des tâches précises et ciblées. Avant cela, les pilotes étaient des policiers. Ce changement a nécessité de conférer le statut d'agent de la paix aux pilotes et de leur fournir une formation complémentaire en matière d'application de la loi afin qu'ils aient les connaissances et les compétences nécessaires pour appuyer des opérations policières au pays.

Contrairement aux cadets, les pilotes stagiaires du Service de l'air possèdent déjà de l'expérience lorsqu'ils entrent à la GRC et satisfont aux exigences rigoureuses de Transports Canada. Au cours du programme de huit semaines, ils suivent une version condensée de la formation de base, qui comprend le maniement des armes à feu, les exercices et le comportement (manœuvres de parade, maintien et normes vestimentaires).

« La formation est exigeante », poursuit Hudy. « Mais de nombreux pilotes découvrent une déclinaison du métier totalement inattendue : ils viennent à la GRC pour piloter des avions et des hélicoptères et se retrouvent à acquérir des compétences associées à l'application de la loi. »

Soutien des airs

Pour Angus Morrison, qui pilote l'hélicoptère Airbus H125, cette formation lui a ouvert la porte à une carrière qui combine aviation et services de police de première ligne.

Ce résident de Vancouver est entré à la GRC en 2025 après avoir travaillé près de deux décennies dans les services d'ambulance aérienne, de lutte contre les incendies et de sauvetage dans le Nord canadien.

Morrison fournit du soutien aérien aux opérations policières dans le Lower Mainland, en Colombie-Britannique. Les pilotes comme Morrison interviennent lors d'incidents graves, localisent des suspects et fournissent des renseignements essentiels aux agents au sol grâce à des caméras et des systèmes d'imagerie thermique pointus.

« Depuis les airs, nous avons une perspective unique sur ce qui se passe au sol », dit Morrison. « Notre objectif est d'arriver en quelque sorte sur les lieux avant tout le monde et d'établir un périmètre jusqu'à l'arrivée des agents au sol. »

Suivre des suspects tout en communiquant avec le contrôle de la circulation aérienne, rester conscient de son environnement et appuyer les opérations policières exigent une série de compétences particulières que les pilotes perfectionnent tout au long de leur carrière.

Morrison fait remarquer que même s'il avait des milliers d'heures de vol lorsqu'il est entré à la GRC, il a vécu de toutes nouvelles expériences depuis.

« Patrouiller dans les airs est assez difficile », confie-t-il. « C'est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. »

Liens avec les communautés

À Prince Albert (Saskatchewan), le travail du pilote d'aéronefs à voilure fixe Kane Bobinski est très différent.

Bobinski s'est joint à la GRC après une longue carrière dans l'aviation, au cours de laquelle il a effectué des missions d'évacuation médicale, assuré des services de transport dans le Nord et appuyé des opérations de lutte contre les feux de forêt. Bien qu'il aimait son travail, les déploiements saisonniers exigeants et le temps passé loin de chez lui l'ont amené à chercher une autre voie auprès du Service de l'air.

Aujourd'hui, Bobinski est l'un des trois pilotes de la GRC en poste à la base du Service de l'air à Prince Albert. L'équipe transporte des agents, des équipes spécialisées et des prisonniers partout en Saskatchewan et au-delà, en plus d'appuyer les opérations policières dans les communautés éloignées.

Bien que les vols réguliers constituent le gros de la charge de travail, les priorités peuvent changer rapidement. Il faut transporter à court préavis les groupes tactiques d'intervention; participer parfois au transfèrement de prisonniers et appuyer régulièrement les opérations ailleurs au Canada.

« C'est un quotidien atypique », résume Bobinski.

Ayant volé des années dans le nord de la Saskatchewan, Bobinski comprend le rôle vital de l'aviation dans les communautés éloignées.

« C'est comme un pont aérien », dit-il. « Nous transportons des spécialistes, des techniciens et des agents dans les communautés. Faire partie de l'opération et avoir le sentiment d'avoir fait mon travail pour qu'ils puissent faire le leur, c'est vraiment gratifiant. »

Prendre de la hauteur

Quel que soit leur rôle, les pilotes du Service de l'air vivent la même expérience : aviateurs déjà hautement qualifiés à leur arrivée, ils deviennent acteurs d'une mission policière plus vaste. Pour Hudy, c'est ce qui distingue le programme.

« Nous sommes toujours très heureux et fiers de participer à la transformation des pilotes dans notre organisation », s'exclame-t-elle.

Pour Morrison et Bobinski, c'est aussi la possibilité de vivre sa passion de façon responsable tout en étant au service des Canadiens.

« De tous les emplois que j'ai occupés dans l'aviation, j'ai trouvé en celui-ci l'équilibre presque parfait », explique Bobinski. « C'est important pour moi. »

Morrison dit avoir toujours aimé les emplois où il se sent utile.

« Ce rôle correspond à mes intérêts. J'apporte ma pierre à l'édifice, je gagne bien ma vie et je retrouve ma famille à la fin de ma journée », résume-t-il.

Et pour les pilotes qui envisagent un changement de carrière, le Service de l'air de la GRC offre plus que la possibilité de voler. Pour Bobinski, le sentiment d'être utile fait toute la différence.

« Je me vois facilement continuer jusqu'à la retraite », conclut-il.

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